October 31, 2010

Le CASM-Paris fête la réussite des élèves

Le CASM fêtait ce dimanche 31 octobre 2010 les lauréats du brevet des collèges, du bac et du BTS. Nul besoin de lire les numéros des immeubles pour trouver le lieu : les tubes comoriens guidaient les invités une fois la voiture garée, après la descente du bus, ou d’un 1/4 de km à la ronde vers cette salle d’Ivry-sur-Seine bondée d’adolescents, de fiers parents et d’amis.

La salle fut obtenue très tardivement, les délais trop courts expliquaient l’improvisation dans le déroulement. C’est tout à l’honneur du président du CASM et de son équipe d’avoir, malgré cela, maintenu cette fête. Les participants exultaient d’enthousiasme. La volonté d’honorer l’effort et le mérite de ces enfants dans la bonne humeur, compensait tout ce qu’un esprit chagrin pouvait trouver de petits ratés. 

Le Benjamin Castaldi-Eddy Murphy du jour, Soibri, à qui l’animateur vétéran des émissions enfantines de Mtsangani-TV, Sultan Mahmoud, rappelait l’âge pré-scolaire, sut égayer la salle avec humour.

Décilove, dans un élégant costume noir à la coupe très italienne, fit déhancher tantes et mamans, signal d’une courte intermède rythmée nkodo-kamnyawe, où seuls rhumatisants et blessés des matchs de foot du dimanche matin, furent scotchés aux sièges.

On applaudit beaucoup les lauréats, les vivats des cadets valant engagements de réussite pour les années à venir.

Entouré de Soilihi Ali Abdallah, Rachad Ali Toihir, Hicham Abdou, Nailat Abdoulkader, Ahmed Abdérémane, Saoudat Said Omar, et de Mme Fatima Assoumani, membres du bureau, Nakidine Mattoir, rappella que les prix étaient attribués à tous les jeunes admis  de Moroni qui s’étaient fait connaître, qu’ils soient de Badjanani, Coulée, Djumwamdji, Irungudjani, Magudju, Mtsangani, Cambodge, New-York, Peking,  et même au-delà et appela à une fusion des associations de quartiers de Moroni à Paris, en une organisation unique.  La salle applaudit.  On annonçait des rythmes chauds chauds ; mes vieux genoux me soufflèrent qu’il était temps de laisser plus de place au mshago. 

blog comments powered by Disqus